Interview de Fatma Zohra Zamoum

 

 

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Fatma Zohra Zamoum réalisatrice de How big is your love.

 

 

 

 

Concernant le Panorama

Quelles ont été vos impressions sur le Panorama 2012 ? (Ambiance, public, programmation)

Festival sympathique, équipe très dynamique et bonne ambiance. C’est un festival important dans le contexte parisien.

 

Quel accueil le public a-t-il réservé à votre film ? Comment s’est déroulée la rencontre ?


Avec le jeune public les échanges étaient très intéressants, avec le public du festival l’accueil a été enthousiaste mais peu d’échanges.

 

Quels sont vos projets en cours ou à venir ? Réalisation, tournage, écriture de scénario …


Actuellement je suis en début de recherche de financements et de partenaires pour un nouveau projet. Au début comme toujours, tout paraît possible. On verra…

 

D’un point de vue professionnel

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ? Quel a été le déclic pour vous  lancer ?


Mon premier court métrage a été fait en 1995, toutefois je n’ai commencé à me dire que j’allais faire du métier de réalisateur mon métier qu’en 1998. Mais les difficultés étant nombreuses et variées, notamment quand on vient d’ailleurs, qu’on est une femme et qu’on essaye d’y arriver par le travail. Donc la période de balbutiements, de mauvaises expériences et de déceptions a duré un petit moment. Je ne peux me dire réalisatrice que depuis 2005.

 

D’où vous est venu l’inspiration pour votre film, documentaire, fiction, court métrage ? Et à quel moment ?

C’est très particulier en ce qui me concerne, il me suffit d’être frappé émotionnellement par quelque chose pour commencer à réfléchir à une histoire. Pour ce qui concerne Kedach Ethabni ou How Big Is Your Love, cela a été la question des sentiments et leur matérialisation dans le cadre familial.

 

Comment avez-vous choisit le sujet de votre œuvre ? De même que le titre ?

Le choix du sujet venait du constat que le cinéma du Maghreb est souvent enfermé dans des « faits divers » ou politiques au lieu d’être le reflet de la vie d’humains dans un rapport ordinaire aux choses. Le titre s’est imposé avec le texte, parler des sentiments au lieu de faire les news.

 

Combien de temps a duré votre tournage ?

Le tournage du film a duré 5 semaines, en raison du peu de financements que nous avions. Mais comme tout était à Alger cela a été possible.

 

Comment s’est déroulé le tournage de ce film ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières? Si oui lesquelles ?

Les difficultés, il y en a toujours dans tout tournage. Là, j’étais réalisatrice et productrice et donc je devais tout gérer : les moyens, leur utilisation et les personnes. En Algérie les personnes sont difficiles à gérer sur la durée, car ils sont tous tiraillés de mille envies et il faut sans cesse recadrer les choses.

 

Pour finir, quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes réalisateurs qui souhaitent évoluer dans ce domaine ?

Les conseils : regarder des films en salle, avoir de la curiosité pour les films d’autres pays. Il est nécessaire de savoir si on aime le cinéma comme spectateur ou pour en faire. En gros, est ce qu’on a des choses à dire, il faut savoir ça avant de perdre du temps. Si on est sûr de ça, alors il faut avoir de la volonté et de l’endurance.