Interview de Abdallah Badis

 

 

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Abdallah Badis réalisateur et parrain pour le prix du court métrage.

 

 

 

Concernant le Panorama

 

Quelles ont été vos impressions sur le Panorama 2012 ? (Ambiance, public, programmation)

Je n'étais que de passage pour la remise du prix du jury dont j'étais le parrain. J'ai apprécié de retrouver l'équipe du panorama et la chaleur, l'enthousiasme et la cordialité qui président à cette manifestation.

 

Quel accueil le public a-t-il réservé à votre film ? Comment s’est déroulée la rencontre ?

Mon film Le chemin noir y avait été présenté l'année précédente. 

 

Projets en cours ou à venir ? Réalisation, tournage, écriture de scénario …

Deux projets qui mèlent réel et fiction:

Le fils étranger, un long métrage en recherche de financements et qui sera tourné en Algérie et un moyen métrage, Les portes de la ville, comme un éloge de la pauvreté.

 

D’un point de vue professionnel

 

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ? Quel a été le déclic pour vous lancer ?

J'ai commencé à écrire il y a une dizaine d'années. Le Chemin Noir sorti en salle le 9 Mai 2012 est mon premier long métrage

 

D’où vous est venu l’inspiration pour votre film, documentaire, fiction, court métrage ? Et à quel moment ?

De ce qui m'entoure, de ce que je suis et d'où je viens.

 

Dans quel contexte est né votre projet ?

La et les disparitions.

 

Comment avez-vous choisi le sujet de votre œuvre ? De même que le titre ?

Je ne l'ai pas choisi; il s'est imposé à moi, et comme j'avançais en aveugle guidé par des notes, des sensations vers ce monde dont je viens,  chemin noir comme la vie de ces vieux ouvriers algériens, chemin noir comme celui qui longe les voies ferrées et qui mène de la cité ou des baraques à l'usine.

 

Combien de temps a duré votre tournage ?

Quatre périodes de tournage sur trois ans.

 

Comment s’est déroulé le tournage de ce film ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières? Si oui lesquelles ?

Quand on a ramé des années pour mettre en mots puis trouver de quoi réaliser le film, le tournage est un moment joyeux, excitant. des difficultés bien sûr, mais si on est bien entouré, il y a toujours une solution.

 

Pour finir, quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes réalisateurs qui souhaitent évoluer dans ce domaine ?

Si c'est simplement pour faire "du cinéma", laissez tomber, c'est plusieurs Himalayas aller retour que de mener au bout un projet de film. Il faut qu'on ait le désir très fort de CE film.

L'avoir chevillé au corps, se battre pour son film comme on sauve sa peau. être tenace, patient et ne jamais arrêter l'écriture, remettre à jour en permanence et nourrir sans cesse sa réflexion et son film, le garder vivant jusqu'au moment où.... 

Être à l'écoute mais ne pas prendre pour parole d'évangile tous les renvois que vous feront "les spécialistes".